L'essor des Start-Ups

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Modèle de croissance et d’innovation, les Start-Ups sont aujourd’hui en plein essor et notamment dans le paysage entrepreneurial français. En effet, 2018 a été une nouvelle année record pour la création d’entreprise avec 691 000 entreprises créées selon l’INSEE, soit une augmentation de 17% par rapport à 2017. Cette croissance s’explique par deux facteurs. Tout d’abord, depuis 2009, la loi de modernisation de l’économie a permis un allégement des formalités dans la création d’entreprise et des avantages fiscaux non négligeables. Aussi, le modèle des Start-Ups accorde un champ de liberté important à qui voudrait lancer son projet. Ces structures permettent de faire germer une idée, de s’enrichir chaque jour de nouvelles expériences et de se confronter à l’échec. Aujourd’hui, on ne compte que deux Licornes (Start-Ups valorisées à plus de 1 milliard de dollars) françaises (Blablacar et OVH) sur les presque 200 que compte le monde. Face à cela, le gouvernement français a lancé la French Tech un vaste programme « pour la croissance et le rayonnement des Start-Ups numériques françaises ». Un ambitieux programme ayant pour vocation à favoriser le développement d’entreprises dans les métropoles françaises, comme à Toulouse où ces structures sont en vogue. Mais la France est-elle capable aujourd’hui de devenir la « Start-Up nation » à laquelle elle aspire ?

Le modèle Start-Up


Lorsque l’on pense Start-Up, il nous vient alors à l’esprit l’image d’une ambiance de travail décontractée, dynamique et innovante. Certes nous ne sommes pas si éloignés de la réalité mais le modèle Start-Up revêt aussi d’autres facettes.
Le véritable engouement autour des Start-Ups a commencé à la fin des années 1990 avec l’émergence d’internet où de nombreux entrepreneurs se sont lancés dans l’aventure. Néanmoins, on peut citer quelques Start-Up célèbres précurseures, aujourd’hui des géants du numérique, comme Microsoft, Apple ou encore Google. En France, on pourra prendre l’exemple de Free ou Blablacar.
Une Start-Up est vouée à connaître une croissance exponentielle les premières années de sa vie. Néanmoins, à la différence d’une entreprise, une Start-Up démarre son activité avec la recherche d’un business model viable qui va correspondre aux attentes de ses clients potentiels. L’objectif à terme étant d’évoluer, à l’image de Facebook ou Google par le passé, en une véritable entreprise et sortir du modèle de Start-Up. En effet, ce statut est temporaire.
Les Start-Up évoluent dans un écosystème qui pousse à la créativité et à l’élaboration de projets innovants. C’est d’ailleurs la définition même de ces structures. Et il ne faut pas penser que les Start-Ups sont réservées exclusivement à une catégorie d’âge, l’esprit Start-Up concerne davantage une manière de travailler, d’innover. C’est une ambiance de travail conviviale, où souvent règne le co-working, avec une mixité des projets pour engager une émulation au sein de la structure. Les Start-Ups sont un véritable vivier d’idées, elles n’aboutissent pas toujours mais peuvent aussi déboucher sur de belles réussites à l’image de la société Michel et Augustin.


Aujourd’hui, selon une enquête OpinionWay, ce sont près de 25% des français qui souhaitent reprendre ou lancer une entreprise. Cette nouvelle dynamique s’explique aussi par la mise en place d’aides et un meilleur accompagnement des structures en développement.

La France, une « Start-Up nation » ?


Face à la croissance des créations de micro-entreprises, la France a décidé en 2009 de lancer la loi de modernisation de l’économie. Celle-ci avait pour but de relancer l’économie et d’encourager à la création d’entreprise. Aujourd’hui, l’ambition française est de faire de la France un vivier de Start-Ups et un incubateur reconnu dans le monde. On parle alors de « Start-Up nation ».

Dans cette logique, en 2013, a été lancé le projet French Tech qui s’articule autour de trois objectifs principaux. Tout d’abord, une volonté de mettre à l’honneur des métropoles françaises qui sont des écosystèmes porteurs de croissance et de dynamisme pour les Start-Ups. Ce réseau de métropoles s’articule aujourd’hui autour de 13 régions en plus de la capitale. Mais ce sont aussi 12 villes dans le monde qui sont concernées par ce projet comme New-York ou Moscou.
Les métropoles French Tech
Le deuxième volet du projet concerne un investissement de 200 millions d’euros de la part de Bpifrance qui soutient les entrepreneurs pour encourager leur développement. Et enfin, le troisième volet concerne un investissement de 15 millions d’euros pour accroître la visibilité de la French Tech à l’international. C’est aussi dans ce sens que la French Tech s’est implantée dans plusieurs grandes villes du monde.


La France mise aujourd’hui énormément sur ces nouveaux talents qui veulent se lancer dans l’aventure Start-Up. Xavier Niel, fondateur du groupe Iliad, a lancé en 2016 l’école 42 entièrement gratuite et dédiée à la formation des développeurs de demain. Il a aussi inauguré en 2017, la Station F , le plus grand campus de Start-Ups au monde, financé en partie par des géants du numérique comme Facebook, Amazon ou encore Microsoft, signe qu’ils voient en la France un terreau fertile pour la création. Ces projets répondent à l’ambition française de devenir une véritable « Start-Up nation », véritable fer de lance de Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle. Et pour cause, The Boston Consulting Group a publié en avril 2018 une étude qui explique que d’ici 2022, ce sont près de 400 000 emplois qui pourraient être crées grâce aux Start-Ups !
L’objectif français est clair, mettre en valeur un écosystème propice au développement et à l’innovation pour l’implantation de nouvelles entreprises françaises ou étrangères. C’est ainsi que le gouvernement souhaite aujourd’hui lancer la Loi PACTE qui est le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises. C’est un projet co-imaginé avec les entreprises et qui a pour motivation de repenser leurs places au sein de la société afin de leur assurer une pérennité sur le long terme. Ainsi, la dimension RSE devra être pensée dans chaque entreprise afin de les rendre plus vertueuses et, de fait, développer de véritables valeurs sociales et environnementales. Aussi, cette loi devrait alléger considérablement les formalités administratives pour la création d’entreprise avec la possibilité de créer directement en ligne sa société. Et enfin, l’un des grands points de cette Loi PACTE sera l’accès à des financements simplifiés pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat.

Toulouse et les Start-Ups


Au sein du projet French Tech, Toulouse tient un rôle important puisque la ville fait partie de l’une des 13 métropoles du projet.
La French Tech Toulouse permet aux entrepreneurs toulousains qui veulent créer ou possèdent une Start-Up d’être accompagnés. L’objectif est de capitaliser sur un territoire dynamique et d’attirer de nouveaux talents. Toulouse et sa métropole sont en effet des territoires fertiles pour l’entreprenariat. Le bassin toulousain est notamment connu pour l’aéronautique et le spatial avec près d’un quart des acteurs mondiaux dans ce domaine. En effet, Toulouse est la capitale mondiale de l’aéronautique et numéro 1 en Europe dans le domaine spatial. Aussi, l’Occitanie est la première région viticole, en agriculture biologique et trés dynamique dans le domaine du numérique.


La région Occitanie mise fortement sur le développement des Start-Ups avec l’inauguration dès 2020 de sa Cité des Start-Ups. Située au niveau des anciennes Halles Latécoère à Toulouse, tout un symbole puisqu’en 1917 elles servaient d’usine aéronautique, la future Cité s’étendra sur plus de 12 000 m2. En plus de faire office d’incubateur de Start-Up avec des espaces de co-working, ce lieu classé au titre des Monuments historiques depuis 1997 accueillera un FatLab accessible à tous pour développer des projets, l'incubateur de Start-Up régional Nubbo et l'agence de développement économique régionale Ad’Occ.


Par ce projet, la métropole toulousaine affirme son positionnement envers les Start-Ups et fait de son territoire un champ d’innovation et de dynamisme pour les entrepreneurs de demain.
La Cité des Start-Ups Toulouse

ESCadrille, la Junior-Entreprise toulousaine


Composée de 18 étudiants de l’école de commerce Toulouse Business School, ESCadrille Toulouse Junior Conseil accompagne ses clients de l’ébauche de leurs projets jusqu’à leur aboutissement depuis 41 ans.
En tant que Junior-Entreprise commerciale, nous proposons à nos clients différentes prestations afin de les accompagner au mieux dans la réalisation de leurs projets. De l’étude de marché au plan de communication, nous aidons des entrepreneurs à lancer leur activité. Nous suivons notre client tout au long de l’étude et nous rendons disponibles à chaque étapes.
Citation Valérie Rouanne
En tant qu’acteur et accompagnateur du développement des entrepreneurs du bassin toulousain et par notre esprit jeune et dynamique, aider au lancement ou au développement de Start-Up fait partie de notre quotidien. Le modèle de développement des Start-Up est au cœur de l’ADN d’ESCadrille tant nous, étudiants, sommes mobilisés sur la question pendant nos études.

L’essor des Start-Ups n’est désormais plus à démontrer. Vecteur de croissance pour l’activité économique et l’emploi en France, les micro-entreprises sont au cœur des préoccupations. Nombreux sont les projets nationaux ou régionaux, comme à Toulouse, pour aider à développer son activité. De plus, les Junior-Entreprises comme ESCadrille se positionne aujourd’hui de plus en plus dans l’aide et l’accompagnement de ces nouveaux moteurs de l’économie française.
Pour en savoir plus : nos prestations