Portrait Alumni : Benjamin SOULARD

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Quel a été votre parcours professionnel depuis votre diplôme jusqu’à votre poste actuel ?

J’ai été diplômé en 2014. Après un stage de fin d’études en stratégie chez Airbus, je souhaitais poursuivre ma carrière dans l’industrie aéronautique. J’ai rejoint la Practice Aerospace & Defense du Boston Consulting Group, à Paris. Après 3 ans j’y suis toujours, en tant que Senior Analyst. J’ai l’occasion de travailler avec des équipes du monde entier. Mon rôle est de conseiller les équipes de consultants, en apportant une expertise marché sur les problématiques spécifiques à l’aéronautique, le spatial et la défense. Il s’agit la plupart du temps de missions de stratégie pour des grands acteurs du secteur. Je contribue également à développer la Practice A&D du BCG du support des partners à la préparation de rendez-vous clients, de propositions commerciales, en passant par la publication d’articles sur les tendances du secteur, ou encore la création de decks d’analyses de marchés.

De quel mandat avez-vous fait partie ? Quel était le nom du Président et quel était votre poste ?

Notre président était Nicolas Zullo, durant le mandat 2011-2012. J’étais membre du pôle Relation Client.

Comment était structurée l’asso, comment se portait l’activité ? Quels étaient les pôles ?

Lors de ma première année nous avons remporté le Prix d’Excellence, la J.E. était déjà bien structurée. Malgré quelques fluctuations, notamment une baisse d’activité en début de deuxième année, l’activité se portait globalement bien, on réalisait à cette période environ 200K€ de C.A.. Les postes du bureau et de responsables étaient affectés en deuxième année, mais chacun avait une spécialité dès la première année. Plusieurs pôles fonctionnels existaient : Trésorerie, Audit et Qualité, Systèmes d’Information, Communication. Le pôle Relation Client dont je faisais partie était chargé à la fois des rendez-vous clients, de l’élaboration de propositions commerciales et de la prospection. Nous étions épaulés sur certains secteurs et produits par les Business Unit spécialisées : Webmarketing, Aerospace & Defense, Green Business, Strategy & Finance, et International Development.

Quelle était l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?

La J.E. a un positionnement singulier au sein des associations de l’école. Si postuler à la J.E. ne se fait souvent pas pour les mêmes motivations qu’au BDE, ESCadrille était très intégrée à la vie associative de l’école et nous avions une bonne image y compris auprès des autres associations. Certains membres de la J.E. étaient d’ailleurs membres d’autres associations. ESCadrille était reconnue comme une des meilleures J.E. de France, notamment en deuxième année après l’obtention du Prix d’Excellence. C’était un des arguments principaux de recrutement. Pour ma part, après la prépa et les cours de l’école qui restaient théoriques, rejoindre la J.E. était une opportunité d’apporter une expérience plus concrète à mon parcours et de commencer à remplir mon CV dans l’optique de trouver de bons stages et emplois par la suite.

Qu’est-ce que vous avez adoré et détesté à ESCadrille ?

ESCadrille par nature doit avoir un fonctionnement proche d’une entreprise. C’est l’occasion pour tous ses membres de découvrir en réel la gestion de projet, le management, les deadlines clients. Dans une si petite structure, ces apprentissages étaient parfois source de tensions. Mais travailler sur de multiples missions, identifier les besoins d’un entrepreneur, participer à la réussite de son projet, est gratifiant. De cette taille réduite naît par ailleurs un esprit d’équipe, une fierté partagée et des amitiés, qui, en école, sont souvent structurées par la vie associative.

Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs ?

L’annonce de l’heure des conseils d’administration le lundi matin, excellent souvenir ! Que ce soit après un Prix d’Excellence remporté comme en 2011 ou une défaite en finale en 2012, les Congrès Nationaux d'Été sont des événements marquants qui font vivre une équipe et récompensent son investissement pendant l’année. Le mouvement est particulièrement développé, vivre ce genre d’événements est une chance. C’est aussi l’occasion, lors d’un congrès rassemblant toutes les grandes écoles, de défendre l’esprit du Sud-Ouest, les couleurs de Toulouse et de TBS.

Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t- il guidé vos choix de carrière ?

ESCadrille est un tremplin en début de carrière. Cela permet de se construire une première expérience, ce qui m’a été très utile, notamment lors de mes premiers entretiens où même en première année d’école, les entreprises demandent de l’expérience. Une expérience à la J.E. apportera particulièrement dans des fonctions de conseil. Mais peu importe les choix professionnels poursuivis, intégrer ESCadrille offre un bagage utile. Cela permet d’être confronté très tôt à des problématiques clients, de gérer plusieurs projets en autonomie, parfois même plus qu’en début de carrière dans les grands groupes et cabinets, où tout est souvent plus cadré.

Avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ?

Profitez ! La J.E. doit fonctionner comme une entreprise sur beaucoup d’aspects. Mais la J.E. est aussi une expérience humaine, il est important d’en faire perdurer l’esprit d’équipe et associatif au sein de l’école, qui la caractérise tout autant. Cela passe aussi par le développement du réseau Alumni, dont la soirée des 40 ans était une parfaite illustration.