Les dirigeants de PME et le conseil

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Selon une étude CICF, 50% des TPE et PME n’ont jamais fait appel au consulting, et pour 65% de celles qui y ont fait appel, ce fut alors occasionnel.

La Chambre de l’ingénierie et du Conseil de France (CICF) a effectué, via l’institut CSA, une étude auprès de plus de dix mille dirigeants traitant de la valorisation du conseil en management auprès des PME.

Voici les conclusions de cette étude et les leçons que nous pouvons en tirer.

Premièrement, le conseil demeure pour beaucoup de dirigeants un concept flou dont les structures sont peu connues. Il conviendrait de clarifier cette notion de conseil, ainsi que de communiquer sur l’offre et sa contribution. Il faut prouver aux entrepreneurs qu’il est possible de leur fournir un réel retour sur investissement.

Deuxièmement, 88% des entreprises qui recourent au conseil se mettent en relation avec leur consultant via leur réseau professionnel. Il ne faut donc pas hésiter à provoquer des mises en relation directes entre les consultants et les entreprises. D’où l’importance des salons et du réseau associatif.=

Ensuite, 77% des entrepreneurs n’ayant jamais sollicité le conseil ne pensent pas y avoir recours un jour. Cela prouve qu’il existe encore de gros freins psychologiques à contrer. Il s’agit donc de rassurer et de développer une « garantie qualité » au sein de la profession. C’est notamment le but des certifications ISO.

De plus, la profession n’est pas réglementée et nombreux sont les entrepreneurs qui craignent de se faire avoir par des « charlatans ». En effet, seuls 10% des cabinets de conseil ont une durée de vie supérieure à dix ans !

A noter qu’il persiste également un frein financier qui pourrait être atténué par une incitation fiscale, par exemple, comme en Angleterre, où un crédit d’impôt est en place… et le résultat est là : en France, 10% des entreprises recourent au Conseil, contre 30% en Angleterre. Enfin, 77% des entreprises ayant eu recours au conseil sont satisfaites. Il s’agirait donc de promouvoir ce retour d’expérience positif afin d’inciter les dirigeants à faire appel à nos prestations.

Cette étude est donc riche d’enseignements pour les petits cabinets de conseil, les petits bureaux d’études, les professionnels libéraux ou encore pour nous, juniors-entrepreneurs spécialisés dans le conseil, et nous montre qu’il y a encore beaucoup d’efforts à fournir afin de se rendre populaires auprès de ces dirigeants de TPE et PME, apparemment encore très frileux.

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