Le Coronavirus, un risque de crise économique ?

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Les conséquences du COVID-19 sur la sphère économique française


Bien plus qu’une crise sanitaire, la pandémie du Coronavirus risque d’avoir des répercussions économiques sans précédent à l’échelle mondiale. Selon Christine Lagarde, présidente de la Banque Centrale Européenne, « L'Europe pourrait connaître un scénario qui rappellerait celui de la grande crise financière de 2008 ». En effet, entre le ralentissement de l’économie suite à la fermeture d’un bon nombre d’entreprises, la diminution des échanges internationaux avec des pays comme la Chine notamment et le fort endettement français qui se profile au regard des mesures prises par le gouvernement, la période post-pandémie risque d’être accompagnée de grandes difficultés économiques. Avec plus d’un quart de la population française en chômage partiel, la situation risque d’être difficile lors du retour à la normale.

Ainsi comment risque d’évoluer la situation en France mais aussi à l’échelle mondiale suite à cette crise du Coronavirus ?


Une crise Sanitaire sans précédent


Tout d’abord, le Covid-19 n’est pas le premier Coronavirus connu. En effet, le Coronavirus est une famille de virus qui affecte en particulier les animaux mais qui peut parfois infecter l’homme, comme c’est le cas aujourd’hui. Ce sont des virus qui provoquent différents symptômes mais qui touchent principalement les systèmes respiratoires et digestifs que ce soit chez l’homme ou chez l’animal. C’est en Chine, dans la ville de Wuhan, qu’est apparu ce virus inconnu de la famille des Coronavirus. C’est dans un premier temps sa vitesse de propagation qui a inquiété les médecins. Cette propagation inattendue du virus, entraînant une multiplication des cas graves, a obligé les autorités de la province de Hubei à mettre en place des mesures de confinement radicale et inédite. Cependant ces mesures n’ont pas pu empêcher la pandémie mondiale à laquelle nous devons faire face. Rapidement se sont les autres pays asiatiques puis l’Europe qui ont été touchés par le phénomène.

La situation en France, elle, a largement évolué depuis durant les deux dernières semaines. En effet de nombreuses mesures ont été mises en place, après la fermeture de tous les établissements scolaires annoncée le 16 mars 2020, nous sommes à présent dans une situation proche du confinement total dans l’ensemble du pays. Et bien que le gouvernement et les entreprises prônent la mise en place du télétravail et la fermeture d’un minimum d’établissement, ce sont aujourd’hui plus de 25% des salariés français qui doivent continuer leur activité en distanciel et plus de 600 000 salariés qui se retrouvent en situation de chômage partiel.

De nombreuses mesures ont été prises en France et ne cessent jour après jour d’être endurcie.

  • De nombreux couvre-feux ont été instaurés à l'initiative des maires de certaines villes dans tout le pays.
  • La plupart des marchés du pays ont également été fermés dans la majorité des grandes villes.
  • Une nouvelle restriction a été mise en place pour les autorisations de sortie, une mesure s’accompagnant d’amendes plus importantes en cas de non-respect des mesures de confinement.
  • Le temps de confinement a lui aussi été revu à la hausse par le conseil scientifique qui accompagne le président Macron passant de 3 semaines à 6 semaines minimum.


Une crise économique dévastatrice ?


De nombreux économistes craignaient déjà une crise économique sans précédent lorsque la Chine était le seul pays touché par l’épidémie. En effet, le confinement mis en place empêchait un bon nombre de chinois de continuer leur activité normale, ce qui touchait directement l’économie du pays. Or, cette crise n’est aujourd’hui plus nationale mais bien internationale et les spéculations sur la catastrophe économique qui nous attend ne cesse de se propager. Les marchés financiers du monde entier ont connu une baisse extraordinaire, le CAC-40 a un niveau inférieur à celui d’avant la crise de 2008 passant en quelques jours de 5828 points à 3632. L’or qui s’avère depuis plusieurs années une valeur très peu fluctuante à lui aussi chuté avec l’arrivé du Virus. Pour éviter la chute et la faillite de nombreuses entreprises, les gouvernements européens et la banque centrale européenne ont lancé des plans d’urgence. Le 18 mars, la BCE a lancé un programme de 750 milliards d’euros pour aider les pays européens. Un effort plus que considérable puisque légèrement supérieur à celui de la FED chez nos voisins outre-Atlantique. En France, le président Macron a débloqué 5 milliards d’euros pour la recherche médicale, et s’est engager à payer une grande partie des dommages causés par cette crise sur les entreprises. Parmi les spécialistes demeurent cependant différentes théories quant à la période post-virus.


  • Pour certains, il s’agira d’un chaos total, avec une crise nettement plus importante que celle de 2008 aux conséquences déjà désastreuses. Une théorie qui semble se confirmer au vu de la récente mise en confinement des 1,3 milliards d’indiens et de la quasi-intégralité des pays européens provoquant une diminution de l’activité économique inédite à l’échelle mondiale. En effet ce sont tous les secteurs qui ont été impactés, l’agriculture, l’industrie, mais également une grande partie des services. Des événements majeurs pour le tourisme mondial ont notamment été déplacés,l’Euro de football, les Jeux Olympiques de Tokyo, un immense manque à gagné pour les pays organisant depuis plusieurs années ces événements. Les championnats sportifs ont également été reporté, voir annulé et des décisions tombent chaque jour pour décider de l’avenir des fédérations.

Cependant il est important de souligner que ces mesures nécessaires sont prises avant tout afin de prioriser la santé publique.


  • Pour d’autres spécialistes, c’est l’espoir qui demeure. Bien qu’une crise financière soit inévitable, cette crise peut s’avérer être celle du changement. En effet comme l’évoquait déjà Joseph Schumpeter en 1942 dans son ouvrage Capitalisme, Socialisme et Démocratie, il est parfois nécessaire d’avoir une rupture franche pour lancer le progrès et le changement : la destruction créatrice.

Et pourquoi pas profiter de cette crise sanitaire pour justement provoquer ce changement aussi bien dans l’économie que dans les mentalités. En effet, cette crise sanitaire mais aussi économique peut notamment propulser des entrepreneurs ou PME qui peuvent continuer de faire évoluer leur projet. En cela, ESCadrille joue un rôle important, ayant aidé plusieurs dizaines d’entrepreneurs grâce à des études de marché et des business plan.

En France et dans toute l’Europe par exemple, se développent des réseaux d’entraide, de soutien aux services médicaux dont voici deux exemples : #jeveuxaider de la réserve civique. en première ligne Des services médicaux qui jusqu’alors faisait face à de nombreux manques, aussi bien au niveau des ressources humaines que du matériel. Cette crise permettra surement de prendre conscience de l’importance des budgets alloués à la santé qui jusqu’alors ne cessaient d’être amputé année après année. De la même façon, ces confinements, qui se généralisent, s’avèrent avoir un impact largement positif sur l’environnement. Le nuage de pollution au-dessus de la Chine a par exemple largement diminué, les Vénitiens ont quant à eux retrouvé les eaux limpides de leurs canaux qui faisaient autrefois le charme de la cité de Venise. L’heure est peut-être finalement à la prise de conscience. Une prise de conscience qui permettra de sortir de cette crise économique et sanitaire plus innovant, plus consciencieux, plus responsable finalement face aux problématiques de notre temps. L’écologie, la santé, la gestion des ressources humaines

De plus il s’agit de se rappeler que les récessions et l’adaptation nécessaire pour sortir de celles-ci sont formatrice et permettent de propulser l’innovation. Ce fut le cas avec la crise de 2008, en effet de nombreuses entreprises ont su s’adapter et s’imposer pour pallier aux difficultés générée par cette crise. A l’époque startup révolutionnaire, aujourd’hui outils quotidiens, de nombreuses applications ont vu le jour grâce aux difficultés de 2008 :

  • Uber, entreprise qui développe et exploite des applications de mise en contact de conducteurs et d'utilisateurs pour réaliser des services de transport, qui a lancé un modèle économique éponyme, la uberisation.

  • Airbnb, plateforme communautaire à l’origine du renouveau de l’économie collaborative dans notre société.

  • Slack, logiciel de communication interne et de gestion de projets qui est d’ailleurs aujourd’hui utilisé dans le cadre de la crise au Coronavirus pour centraliser les informations et la logistique nécessaire à la lutte contre la pandémie.

  • Whatsapp, application de communication multiplateforme, qui permet d’envoyer des messages à l’international de façon sécurisé.

Des projets qui sans la crise de 2008 et les besoins qu’elle a engendré n’auraient peut-être jamais vu le jour.


Et si finalement le coronavirus vous donnait l’opportunité de lancer vos projets ?


En effet, cette période de confinement provoque une vague de panique sur le pays, mais si c’était finalement l’opportunité de faire germer vos projets. En effet, la baisse d’activité bien qu’inquiétante laisse le temps de préparer des nouveaux projets, et d’approfondir des idées. C’est dans cette mesure qu’ESCadrille continue de vous accompagner durant cette période, grâce à un processus étude 100% digitalisé qui nous permet de continuer à accompagner nos clients directement en ligne. Pour en savoir plus sur notre accompagnement, découvrez nos solutions.

N’hésitez pas à nous contacter pour discuter de la faisabilité de vos projets afin que l’on puisse vous accompagner pour que vous deveniez pourquoi pas le Uber Responsable de demain ?

Les membres d’ESCadrille Toulouse Junior Conseil profitent de cet article pour vous rappeler qu’il est essentiel de suivre les recommandations du gouvernement. C’est en effet en restant chez vous et en suivant les mesures d’hygiène basique que vous pouvez sauver des vies.

Coronavirus crise sanitaire

Par la même occasion, nous adressons tout notre soutien au personnel soignant mais également à toutes les professions qui continuent à faire fonctionner notre pays tant bien que mal.