Portrait d'Alumni : Audrey Malaizé

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La Secrétaire Générale du mandat 2000 d’ESCadrille prend à-travers ce portrait la parole et nous fait part de ses nombreux souvenirs au sein de la Junior-Entreprise. Son témoignage nous rappelle que 18 ans après et même si ESCadrille a bien changé, une expérience de Junior-Entrepreneur marque une vie.


Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Audrey Malaizé, Secrétaire Générale d’ESCadrille Toulouse Junior Conseil du mandat 2000 de Xavier OBERT. Je sors donc de la promotion 2000 de Toulouse Business School, anciennement ESC Toulouse. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai été contrôleur de gestion pendant 4 ans, et contrôleur financier pendant 3 ans dans la parfumerie. Puis, j’ai, pendant 5 ans, occupé le poste de directeur financier dans la lingerie. J’ai ensuite été directeur administratif et financier dans une boîte d’e-commerce. Enfin, depuis un an et demi j’ai monté mon propre cabinet de CFO Part Time et propose des prestations de direction financière externalisée à des entreprises.


Quelle était l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?

À l’époque, j’ai choisi d’entrer à ESCadrille car, bien que très sportive, le BDS ne m’intéressait pas particulièrement, ni même le BDE. J’ai préféré rejoindre une association où j’allais pouvoir développer de nombreux skills en business et finance, et ce malgré la réputation que pouvait avoir la J.E. : on était un peu vu comme ceux qui travaillaient beaucoup à côté des cours à l’école. Et effectivement, avec Transaction (l’ancienne Junior Investment Management TBS), on était vraiment vu comme des “polards”, autrement dit des intellos. Même si eux étaient de supers “polards” (rire) ! Enfin, c’est aussi et surtout pour la bande d’amis que je m’étais faite que j’avais choisi d’intégrer la J.E., puisqu’avant on listait.


Comment était structurée l’association ? Quels étaient les pôles ? Comment était l’activité (CA) ?

Je suppose qu’aujourd’hui, la J.E. a dû bien changer ! Avant, celle-ci n’était pas très structurée. On distinguait uniquement le bureau des autres membres et tout le monde touchait un peu à tout. Les membres recherchaient des missions et les réalisaient, ils n’avaient pas de poste attitré ou de missions particulières au sein de la J.E. . Je pense que c’est dû au fait qu’à l’époque, nous n’étions qu’au début d’internet et de la digitalisation. Aujourd’hui, tout est plus simple. Ensuite, concernant l’activité de la J.E., on réalisait pas mal de petites études mais également quelques grandes missions chaque année. Durant mon mandat, on avait notamment effectué une enquête de satisfaction pour l’aéroport Toulouse Blagnac. À l’époque, c’était bien plus simple, on se baladait simplement avec un badge dans tous les terminaux de l’aéroport pour questionner les voyageurs. Inimaginable aujourd’hui compte tenu des mesures de sécurité !


Qu’est-ce que vous avez adoré et détesté à ESCadrille ?

Ce que j’ai adoré, c’est faire rentrer de nouvelles missions, attirer de nouveaux clients. Mais voir des clients nous solliciter pour leur deuxième ou troisième étude était encore plus satisfaisant ! C’est super de parvenir à fidéliser ses clients. Et puis comment oublier mes amis avec lesquels j’ai travaillé, je suis d’ailleurs toujours en contact aujourd’hui avec plusieurs d’entre eux. En revanche, j’ai détesté tous ces comptes rendus d’Assemblées Générales à rédiger même si, au fond, je l’avais choisi en me présentant en tant que SecGen (rire).


Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs / anecdotes ?

Avant que nous ne déménagions à côté de l’école, dans la résidence étudiante Atale, le local était dans le couloir des asso, près de la cafet. Du coup, le soir, pour décompresser, on organisait des courses de chaises de bureau inter-asso (rire).


Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t-il guidé vos choix de carrière ?

La Junior-Entreprise n’a pas réellement guidé mon choix de carrière puisque, finalement, j’ai fait de la finance. En réalité, c’est plus mon stage de fin de première année qui m’a fait comprendre ce que je voulais réellement faire. Je l’ai fait à la Société des Pétroles Shell au service achat européen où j’ai pu travailler sur de la simplification de procédure d’achat et de procédure comptable. La chef comptable du groupe était d’ailleurs un vrai dragon, tout le monde avait peur de rentrer dans son bureau (rire). Mais avec moi, elle était super sympa et m’a permis de rencontrer des contrôleurs de gestion, et je me suis dit « Je veux faire ça ! ». C’est donc comme ça qu’au fil des postes je suis devenue DAF. Toutefois, c’est grâce à l’asso que j’ai appris tout ce qui était plus « corporate » ainsi que tout le côté relation client, car on est un petit peu distant de la clientèle au début dans la finance. Et puis, j’ai également pu me rendre compte de la force d’un groupe d’étudiants qui parvient à gérer un business.


Avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ? Aujourd’hui, c’est tellement dur de faire du chiffre d’affaires, alors si j’avais un conseil, ce serait de ne pas vous mettre trop de barrières. Nous, on s’en est trop mises et je pense qu’on est passé à côté de pas mal de choses à cause de ça.