La vie en vert ?

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Développement durable, responsabilité sociale de l’entreprise et même décroissance, autant de termes que nous connaissons tous sans toujours savoir ce qui se cache derrière ces concepts.

Camille Le Gal et moi-même avons eu la chance de nous rendre le 8 Novembre à la deuxième édition du RDV régional de la responsabilité sociétale qui se tenait à Toulouse, occasion de mettre du concret sur ces termes de DD et RSE.

Eric Peyrucain, membre de l’association Coteaux 21 et invité de l’évènement, est clair : « L’économie de demain, c’est consommer moins mais vivre mieux ». Et les résultats ? « La croissance de son bonheur » décrit cet ingénieur d’Airbus.

Evidemment, il est plus facile de se préoccuper du développement durable ou de se responsabiliser en période de croissance et de pérennité économique. Jacques Igalens, directeur de Toulouse Business School, nous le rappelle : Le Monde titrait en 2012 « Je ne crois pas au développement durable [face à la crise] ».

L’intérêt pour le DD est pourtant toujours là et continue de grandir. Et de nouvelles initiatives ne cessent de voir le jour.Des entreprises n’hésitent pas à tester, innover, expérimenter des modes de gouvernance différents.

C’est le cas du géant Pierre Fabre qui permet à 97% de ses salariés d’être actionnaire de 7% du capital du groupe. Il semble qu’on puisse être une entreprise du CAC 40 et faire beaucoup en matière de déontologie !

La société Innopsys accepte elle aussi de ne pas toujours être aux règles du marché afin d’avoir une forte responsabilité sociale. L’entreprise et son PDG Stéphane Le Brun limitent les déplacements et ont permis la construction d’un siège social HQE (Haute qualité environnementale) en bois très isolant. Ces deux exemples ne sont pas des cas d’école, et ils nous montrent qu’il est possible de gouverner une démarche RSE dans l’entreprise.

Enfin, le rendez-vous régional de la responsabilité sociétale a mis en lumière une organisation toulousaine pleine d’avenir. Il s’agit de La Serre, un espace de travail partagé pour promouvoir non seulement l’économie du DD, mais aussi l’économie créative ou numérique. Si l’on ne peut pas tout changer radicalement du jour au lendemain en matière de DD, il s’agit de semer des petites graines par ci par là, et La Serre le fait très bien. Partager des espaces et imaginer des nouvelles manières de travailler ensemble, c’est déjà se responsabiliser.

Les trophées du développement durable nous ont montré que les entreprises changent leurs habitudes. Et nous dans tout ça ?

Au sein de TBS, l’existence du Bureau du développement durable, d’une spécialisation Green&Socialdans la Junior Entreprise ESCadrille, de cours de DD ou de RSE sont un premier pas. En dehors de l’école, chaque étudiant est libre de participer à l’économie de demain. Anne-Sophie Nove, invitée d’honneur de l’évènement et auteur du livre La vie share, parle de "Co-Révolution".

Qui n’a jamais fait de covoiturage ? Le covoiturage fait déjà partie de ce nouveau rapport à la consommation. Le troc et la récupération se généralisent, les plateformes de crowdfunding à l’image de kickstarter sont utilisées par des milliers d’utilisateurs, les particuliers se mettent à échanger leurs maisons pour les vacances et les bloggeuses mode raffolent du vide-dressing communautaire. Mais il existe encore d’autres manières moins connues de faire des économies à la fois d’argent, d’espace et d’énergie. Le Couchsurfing rassemble des personnes prêtes à s’offrir l’hospitalité les unes les autres pour une nuit ou plus, Le site TipKin mutualise l'utilisation des objets et permet d’emprunter perceuse, tondeuse ou même machine à raclette. Des initiatives vont même encore plus loin, à l’image du mouvement des cafés suspendus. Cette pratique consiste à payer des cafés, un pour soi et un ou plusieurs à d’autres. Ces cafés suspendus déjà réglés pourront ensuite être demandés par un plus démuni.

Alors, prêts à faire partie de cette « Green revolution » ?

Article rédigé par Fanny Buso