La France et le luxe : un destin lié

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Le raffinement, l’élégance et la finesse : tels sont les attributs du savoir-faire français. Si notre pays rayonne encore sur le monde, c’est en grande partie grâce au luxe, fleuron de l’économie nationale. Plus qu’un simple business, ce secteur constitue une vitrine à l’étranger.

Parmi les 10 premières entreprises mondiales de luxe, 3 sont françaises (1er LVMH, 5ème Kering ex-PPR, 8ème Hermès). Ces entreprises s’offrent une croissance insolente avec une évolution du chiffre d’affaire avoisinant les +97% pour Hermès par exemple. Florissant, le secteur du luxe offre plus de 38 000 emplois et réalise 80% de ses ventes à l’export avec un excédent commercial de plus de 30 milliards d’euros.

Le secret de cette réussite ? Démontrer un savoir-faire indiscutable, être à la pointe de l’innovation et déborder de créativité sur le long terme. Le facteur temps est indispensable : la confiance donnée à nos maisons est le garant de leur succès. D’autre part, ce secteur a su très rapidement surfer sur la vague de la mondialisation, phénomène qu’il a su tirer à son avantage. Aujourd’hui ce sont les marchés saoudiens, hongkongais et chinois qui consomment le luxe. Ces entreprises se sont convaincues que la mondialisation pouvait être un bienfait pour notre pays en terme d’emploi et de croissance. Même, elles n’hésitent pas à bouleverser leurs codes et à se lancer très vite dans l’ère de l’e-commerce, qui connaît aujourd’hui une croissance annuelle de 25%.

Cet atout est notamment préservé par l’incontournable Comité Colbert réunissant 75 maisons de luxe - dont le CA cumulé représente 25% du marché mondial - et 13 institutions culturelles. Sa mission : faire rayonner l’art de vivre et le luxe français à l’étranger. Les PME sont un acteur tout aussi important : bien que Louis Vuitton ou Kenzo délocalisent une partie de leur fabrication, la tendance actuelle est plus à l’intégration de ces entreprises familiales.

Entre tradition, glamour et modernité, nos entreprises ont en tout cas réussi à faire croire aux marchés financiers que le prix n’avait aucune limite. Plus qu’un exemple marketing, ceci a de quoi laisser songeuse le reste de l’industrie française pour qui la montée en gamme apparait comme l’unique chance de survie.