Ravitailleurs US : Boeing 1 Airbus 0 ?

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La nouvelle a été annoncée le 24 février dernier. Au terme d'une lutte de 8 ans et après de nombreux rebondissements Boeing a été désigné par le Pentagone pour construire le nouveau modèle d'avion ravitailleur américain. Airbus ne devrait pas faire appel de cette décsision.

Pour mémoire, ce contrat vise à fournir 179 avions ravitailleurs pour un coût d'environ 35 milliars de dollars à l'armée de l'air US. Il avait été attribué une première fois à Boeing en 2003. Airbus avait alors fait appel de cette décision et avait remporté le pactole en 2008 avant une nouvelle annulation du contrat par le Pentagone. De faut de ces retars à répition, la situation était critique pour l'Armée de l'Air américaine dont les actuels ravitailleurs KC-135 approchent de la cinquantaine. L'obsolescence de ces avions peut à long terme mettre en péril les capacités organisationnelles de l'US Air Force car ils sont indispensables au déploiement et à l'activité des chasseurs-bombardier américiains sur les théâtres d'opération tems que l'Afghanistan.

De ce fait, la décision du Pentagone surprend pour le moins. Des deux appareils en lice (le B767 du côté de Boeing et l'A330 du côté d'Airbus) le ravitailleur basé sur la celulle du 767 est de loin le le moins avancé. En effet l'avion de Boeing n'existe que théoriquement alors que l'A""à MRTT vole déjà et a été commandé à plus de 40 examplaires par différentes forces aériennes.

Néanmoins, il semblerait que l'aspect budgétaire ait primé pour l'attribution du contrat, l'offre de Boeing étant plus de 2 milliards moins chère que celle de l'avionneur européen (21,4 milliards de dollars, contre 23,4 milliards pour Airbus).

Pour autant, Airbus n'a pas tout perdu. En effet, en répondant à cet appel d'offre malgré le retrait de son partenaire Northrop Grumman suite à l'échec de 2008, Airbus a obligé Boeing à diminuer sa marge de façon important, le forçant même à proposer une offre dont le prix est jugé très bas par de nombreux experts. Il a de ce fait empêché que Boeing surfacture comme cela a déjà été le cas dans le passé. Par la même occasion, la marge perdue ne pourra être investie par Beoing pour renflouer ses programmes en difficultés comme celui du 787.

Un épisode de la guerre commerciale entre Airbus et Boeing s'achève donc. On notera néanmoins le manque de transparence de la compétition qui anime les deux entreprises, comme en témoigne les condamnations prononcées par l'ORD à l'encontre des deux compagnies. En particulier, la victoire de Boeing sur ce dossier laisse planer un air de protectionnisme, l'échec d'Airbus en 2008 étant fortement lié au lobbying effectué par certains membres du congrès.

Pendant ce temps là, l'armée française, pas rancunière, vient d'annoncer l'achat de 14 drones de reconnaissance et d'appui tactique de type Reaper au constructeur américain Général Dynamics.