Portrait d'Alumni : Guillaume Flahaut

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Guillaume Flahaut, Président d'ESCadrille en 2001, offre un très bel aperçu de son expérience de Junior-Entrepeneur ainsi que de son parcours professionnel dans le marketing sportif.

Quel a été votre parcours professionnel depuis votre diplôme jusqu’à votre poste actuel ?

Je suis sorti de l’école après avoir effectué une césure. J’ai obtenu mon premier emploi dans le groupe Amaury Sport Organisation, où j’ai développé la marque Tour de France. J’ai eu l’occasion de monter un département pour gérer la marque, c’est à dire toute la partie concernant le merchandising et les produits dérivés. Par la suite, j’ai pris la Direction Europe du merchandising, pour le groupe IMG pendant 5 ans et j’ai notamment dirigé la marque Coupe du Monde de Rugby. J’ai également géré tous les produits sous licence des 24 Heures du Mans, de Wimbledon et de la Majeure Ligue de Baseball. Pour moi, ce fut deux opportunités immenses qui m’ont permis de monter ma propre agence en 2010 : Giloba. Giloba accompagne des marques de mode françaises – telles que Christian Lacroix, Le Slip Français, Pull-in, etc. – dans leur développement sous licence. En 2013, nous sommes devenus la première agence française du secteur. Dans le cadre de mon activité, j’implante également des marques de mode françaises en Corée du Sud et en Chine. Dernièrement, j’ai racheté un de mes clients, la marque Kulte. Cet investissement a été réalisé avec un ami, également ancien de TBS. Il m’a semblé naturel de racheter des marques après les avoir conseillées durant plusieurs années. Nous sommes fiers du développement de cette marque car aujourd’hui nous avons mis au point une nouvelle stratégie avec un nouveau site internet et nous sommes de retour dans 110 magasins en France.

Quelle était l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?

La J.E. avait une assez bonne image lors de mon mandat. En effet, j’étais assez proche du Bureau des Élèves et du Bureau des Sports et un de mes objectifs en tant que Président était de dépoussiérer l’image qu’avaient les membres d’ESCadrille. J’ai choisi de rejoindre ESCadrille car, à mon sens, l’enseignement de l’école se devait d’être complété par du concret. J’ai donc monté une équipe, tout le monde a accepté de me suivre et nous avons développé la J.E. C’était ce qui me correspondait le mieux. De plus, j’avais conscience que la J.E. pouvait être un vrai tremplin pour décrocher un premier job sérieux.

Comment était structurée l’asso ? Quels étaient les pôles ? Quelles études meniez-vous ?

L’asso n’était pas du tout structurée ! Le Bureau était en place, avec le Président, le Vice- Président, la Secrétaire Générale et le Trésorier. Mais ensuite, tous les membres réalisaient les missions qui tombaient, en fonction de leurs spécialités. Une de nos grosses études était réalisée pour l’Aéroport de Blagnac, nous avions également mené plusieurs études de marchés pour les salles blanches et une fromagerie dans les Pyrénées.

Qu’est-ce que vous avez adoré et détesté à ESCadrille ?

Ce que j’ai détesté, ce sont les personnes qui deviennent d’un seul coup amies avec vous car elles savent que des missions vont tomber. En revanche, ce que j’ai adoré, c’est tout le team building que nous avons pu mettre en place avec l’apparition des premières notions de management que nous appliquions dans une association que nous devions tout de même gérer comme une entreprise. J’ai compris durant cette expérience que dans le business il fallait s’associer avec des personnes humainement droites et très impliquées.

Quels sont vos meilleurs ou pires souvenirs ?

Cela n’a rien à voir avec les études. Nous passions beaucoup de temps dans notre local vitré et rond, et nous étions tous là pendant les explosions d’AZF à Toulouse. C’était un moment très fort, les vitres avaient même vibré et nous nous sommes tous serré les coudes pendant plusieurs heures. Ce moment-là reste gravé dans ma mémoire.

Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t-il guidé vos choix de carrière ?

Pas spécialement. En effet, quand on est Président de la J.E., les boîtes de consulting ont tendance à venir vers nous. Ce n’était toutefois personnellement pas dans ce secteur que je souhaitais me diriger car j’avais eu une révélation dans le marketing sportif. Mais il est évident que pour quelqu’un qui désire continuer dans le conseil, c’est un vrai booster de carrière.

Avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ?

Je recrute beaucoup pour les différentes sociétés que j’ai, et je regarde toujours deux choses sur les CV : ce que font les personnes à côté de l’école, et surtout leur engagement associatif au sein de l’école. Je trouve que c’est grâce à ça que nous voyons à qui nous avons à faire. Je vous conseille donc d’apprendre à mettre en avant cette expérience et votre implication au sein de la J.E.

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