Portrait d'Alumni : Audrey Courant

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Il y a 17 ans, Audrey Courant intégrait ESCadrille. Depuis, la Junior-Entreprise de Toulouse Business School a bien changé, et cette ancienne Présidente revient sur son expérience à l'occasion du 40e anniversaire d'ESCadrille.


Tout d’abord, quel a été votre parcours professionnel depuis votre diplôme jusqu’à votre poste actuel ?

J’ai commencé par un stage de fin d’études de 6 mois en marketing au siège de Renault. Suite à ce dernier et une fois diplômée, je suis partie en VIE (Volontariat International en Entreprise) pendant 18 mois dans une filiale de Renault nommée « Auto Châssis International » à Détroit aux Etats-Unis. Voulant rester aux Etats-Unis plus longtemps, j’ai ensuite cherché un contrat local qui m’a finalement amenée dans le Groupe où je travaille encore aujourd’hui : Ducker Worldwide. Cela fait maintenant plus de 10 ans que je suis dans ce cabinet de conseil en marketing. J’ai commencé en tant qu’analyste de marché puis j’ai souhaité rentrer en France en 2008 et je suis aujourd’hui au poste de « Principal » ou « Directrice Générale Adjointe » à Paris.


Revenons maintenant sur vos années à ESCadrille, de quel mandat avez-vous fait partie ? Et quel était votre poste ?

J’étais présidente du mandat 2002.


Et comment était structurée l’association à l’époque ?

À l’époque, les processus étaient un peu moins carrés (rires) : les étudiants qui voulaient intégrer le bureau passaient tout de même un certain temps avec les membres de l’année supérieure afin qu’ils les forment, mais la sélection se faisait finalement surtout au-travers d’un vote interne à notre année. Il me semble qu’aujourd’hui la J.E. a beaucoup évolué et cela fait plaisir à voir.


Vous souvenez-vous de l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?

Oui tout à fait ! C’était l’association sérieuse, pour ceux qui voulaient une vraie expérience professionnelle. Pour les autres élèves de l’école, ses membres ne faisaient jamais la fête, bien que ce ne fût en réalité pas le cas (rires). Mais je pense que cela doit encore être vrai aujourd’hui. C’est notamment son côté professionnalisant et l’envie d’être en contact avec des clients qui m’ont poussée à postuler à la J.E.


Sur un plan plus personnel, qu’est-ce que vous avez adoré et détesté à ESCadrille ?

J’ai adoré l’équipe, le travail de groupe, même quand il y avait des difficultés (rires). Je garde en revanche un souvenir mitigé des longues heures passées à trier les dossiers en vue des audits de la CNJE. A l’époque tout n’était peut-être pas aussi réorganisé et structuré qu'aujourd'hui et cela était source de beaucoup de stress. Mon meilleur souvenir restera vraiment l'ambiance d'équipe solidaire, et les fous rires de l'élaboration des teasers de la J.E. où nous nous mettions dans des situations improbables afin de donner un effet « décalé » à nos vidéos pour l'école. Mon pire souvenir est un souvenir lié à une étude : on menait des entretiens en face-à-face pour l’aéroport de Blagnac, sur place puis on reportait nos données sur l’ordinateur de la J.E. Mais on a malencontreusement tout supprimé à cause d’une mauvaise manipulation, ce qui nous a coûté un week-end complet de travail pour réenregistrer toutes les données papier.


Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t-il guidé vos choix de carrière ?

Ce qui est assez drôle c’est qu’à l’époque, même si la JE me plaisait beaucoup, je n’avais pas pour but de travailler dans le conseil. Pourtant, c’est exactement ce que je fais aujourd’hui (rires) ! Je pense que finalement, inconsciemment, la J.E. a dû guider mes choix de carrière. Ce qui me plait dans le conseil, c’est la pluralité et la diversité des projets, mais aussi le contact avec des profils de clients variés. J'apprécie la variété des sujets traités dans le conseil et leur aspect stratégique. Le conseil était pour moi la voie idéale.


Enfin, avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ?

Mon conseil est de rester extrêmement ouvert à toutes les occasions qui se présentent à vous. Une carrière se construit sur des rencontres et des opportunités, un stage en entraîne un autre, puis on s’installe dans une entreprise qui nous plaît, et, sans totalement le réaliser, notre carrière est lancée. Je pense aussi que la dimension internationale de ses expériences est très importante : il ne faut pas hésiter à partir travailler à l’étranger. Cela permet d’acquérir de nouvelles compétences, de découvrir une nouvelle culture et surtout de prendre du recul tout en développant son esprit critique.

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