L’évolution des études grâce au webPosté le 27/05/2010 par Anaïs LEGRAS Étant actrice du secteur des études, la Junior-Entreprise ESCadrille Toulouse Junior Conseil garde continuellement un œil sur les dernières tendances en la matière. Dans le domaine des études, c’est surtout Internet et les NTIC qui poussent les professionnels à aller toujours plus loin et qui génèrent dans nos modes de communication de nouvelles habitudes, comme la discussion dans les réseaux sociaux par exemple.
Pour bien se rendre compte de l’impact du web sur notre secteur d’activité, faisons un point sur les chiffres : en 2008, les études on-line représentaient 45% du total en volume en Europe, d’après une enquête réalisée par Meaning, et la part des études quantitatives on-line en France sur le total s’élevait à 25%, selon Syntec Etudes Marketing & Opinion. Sans compter la croissance rapide des études de marché en ligne. Parmi les principales sociétés détentrices d’access panels, nous pouvons citer Toluna, première entreprise sur le marché des panels en ligne (plus de 4 millions de panelistes dans 35 pays) et Lightspeed Research. En plus de la croissance des panels généralistes on-line, ce sont les panels spécialisés et les sous-panels qui prennent de l’ampleur. Mais pour réussir dans ce domaine, il y a une ressource que l’on peut appeler « primaire » et qui permet à la magie d’opérer : la recherche et développement. C’est ainsi qu’en parallèle se développent les activités innovantes de création de logiciels pour faire de la veille sur le web statique et 2.0.

Comme évoqué ci-dessus, la montée en puissance des études en ligne provient de la révolution internet et de toutes les conséquences qu’elle a eu et continue d’avoir sur notre mode de vie. Quel jeune de la génération Y n’a jamais entendu parler de Facebook, Twitter ou MySpace ? Je défie quiconque de m’en trouver un dans son entourage ! Nous sommes dans l’ère du web 2.0, les internautes créent eux-mêmes du contenu sur le web grâce aux plateformes communautaires, aux réseaux sociaux ou aux forums car ils ont besoin de se faire entendre des autres internautes et d’obtenir des avis d’autres compères. Et d’ailleurs, les contenus eux-mêmes se diversifient, allant du simple texte et photo aux vidéos, musique et échanges de fichiers. La conséquence de cette mutation a pour objet la complexification de la collecte des données, en effet, sur le web on utilise des contenus hétérogènes, un langage différent et des moyens d’expression multiples comme le micro-blogging, les plateformes communautaires ou les wiki. Cela donne énormément de potentiel de croissance et d’évolution dans notre secteur !
Comment se dessine l’avenir des études marketing ?
Eh bien, dans le web, les réseaux sociaux peuvent apporter aux analystes des bases de données internautes gigantesques (pensons à Facebook… plus de 200 millions de comptes à travers le monde) qui viendraient compléter les bases de données classiques. Grâce à cela également, il est possible de toucher facilement les influencers, ces internautes créateurs de contenus ayant une audience conséquence dans un domaine particulier. A mon avis, Internet est une porte d’entrée immense pour les études marketing que tout cabinet de conseil se doit d’emprunter, que cela soit à travers l’utilisation d’outils sophistiqués ou tout simplement l’intelligence humaine et le temps passé à scruter le web et interagir avec lui. Les grands cabinets d’études possèdent déjà des outils de collecte de données sophistiqués, comme des questionnaires flash, des bulletins boards, des baromètres ou des access panels… preuve que le marché est porteur. Tout ceci ne peut que nous donner un nouveau souffle, pourvu que les méthodes de traitement des données après la collecte soient rigoureusement respectées, à savoir les étapes-clés suivantes :
- Vérification des questionnaires
- Codification des réponses aux questions ouvertes
- Vérification des données saisies
- Élaboration du plan de traitement
Comme le souligne Thierry Vallaud, responsable data-mining et décisionnel de Socio Logiciels, « plus que jamais les données sont nombreuses et nécessitent d’être ‘bien traitées’ pour en tirer tout le potentiel décisionnel ». Cela signifie entre autres que la part relative du traitement des données dans un budget étude augmentera.
Image : http://antoine.olbrechts.eu/blog/wp-content/uploads/2009/06/reseaux-sociaux.jpg
Sources :
Michalowska, Anika. 2009. « Etudes on line : la montée en puissance ». Marketing Magazine, 1er Octobre.
Michalowska, Anika. 2010. « Collecte et traitement des données : des outils toujours plus efficaces ». Marketing Magazine, 1er Mars.
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